à mon papy ...

à mon papy ...
En m'appuyant sur l'oeuvre La Déportation de la F.N.D.I.R.P (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes) je souhaite perpétuer les souvenirs des martyrs de la déportation victimes de la barbarie nazie, afin que cette période de "souffrances presque inimaginables et de cruautés que l'esprit a peine à concevoir" ne soit jamais oubliée.

# Enviado el viernes 24 de marzo de 2006 10:34

à tous ...

à tous ...
"Il en est beaucoup, en âge d'être informés et qui, faute d'avoir été frappés personnellement ou dans leurs proches, ont mal connu et peu cherché la vérité. L'oubli a depuis longtemps étouffé les vagues et lointains échos que leurs oreilles distraites entendaient sans les retenir, effacé les images aperçues par hasard au cinéma ou dans les magazines, et dont se détournaient leurs regards.
Se cacher la tête sous l'aile pour devenir aveugle et s'envelopper de silence, est une lâcheté qui, bien souvent, s'ignore, une façon prudente de laisser sa conscience en repos en lui dissimulant une réalité trop affreuse devant laquelle, avisée, informée, il faudrait bien s'émouvoir et s'interroger.
Comme si le refus de savoir empêchait les choses d'avoir été ; comme si ces choses ne portaient pas conséquence et que le fait qu'elles eussent été ne changeait pas la suite des évènements et n'imposait pas l'inquiétude en forçant la réflexion.


On ne peut vivre indéfiniment en ignorant le mal qui s'est fait, parce qu'il se prolonge ; ni le bien qu'il a suscité, parce qu'il apporte de hautes raisons d'espérer. Ce qui s'écrit, ce qui se montre ici s'est passé il y a plus de trente ans. Ainsi que les membres de la F.N.D.I.R.P j'espère que les indifférents d'alors oseront maintenant en prendre connaissance, peut-être timidement d'abord et, peu à peu, saisis par cette révélation, éprouveront, par leur tardif émoi, le remords de leur longue ignorance voulue et leur illusion d'avoir cru que l'on pouvait impunément rayer de l'histoire encore toute vive ce qui n'avait été qu'un "mauvais moment à passer"


Il n'y a pas de passé mort, ni de crime qui ne porte fruit et ne serve d'exemple. Les camps de concentration hitlériens, où s'entassait toute l'Europe - et d'abord l'Allemagne - les chambres à gaz, le génocide détruisant dans les conditions affreuses des millions de juifs, la torture, les exécutions, ce débordement de violences calculées suivant un monstrueux dessein, n'a pas passé sur la terre comme un cyclone de terreur après lequel il ne reste plus qu'à compter les ruines et les morts, en un tel nombre que l'histoire ne fournit pas d'exemple d'une si sauvage destruction, d'un si féroce massacre ni, surtout, d'un si froid calcul déchaînant la fureur et la haine.


L'origine de ce mal, c'est Hitler. Mais Hitler n'était pas seul. La défaite avait momentanément désarmé les Seigneurs de la Guerre, (pas seulement le haut commandement mortifié mais ceux qui vivent de la guerre et de la préparation, le gros capital et la grande industrie,...) sans réduire leurs ambitions ni éveiller leurs scrupules. Ils attendaient, impatients et vigilants.




Ce qu'ils avaient d'abord en commun, c'est le mépris de l'homme. C'est ce que doivent connaître ceux qui l'ignorent, l'ont oublié ou ne veulent pas le savoir, car, en vérité, cela concerne non seulement leur existence, mais leur propre dignité offensée et leur conscience menacée."


propos de Louis MARTIN-CHAUFFIER
dans la préface de La Déportation

# Enviado el viernes 24 de marzo de 2006 12:33

Modificado el lunes 16 de julio de 2007 08:37

L'Allemagne, 1933

L'Allemagne, 1933
Le 30 janvier 1933, le maréchal Hindenburg, président du Reich, appelle Hitler au poste de chancelier.

Le succès d'Hitler fut fondé sur le vide d'un régime issu de la défaite qui n'avait pu ni réduire le chômage ni sauver la monnaie. "La république, mal née et trop peu soutenue pour rétablir l'ordre, et faire reconnaître, respecter, appliquer ses propres principes, laissait l'Allemagne sombrer dans l'anarchie. Elle ne promettait aucun redressement, dont elle n'avait pas les moyens et qu'elle ne semblait même pas concevoir, ne proposait aucun espoir, elle-même, n'était qu'une apparence"

"Durant les années où il n'était qu'un agitateur encore sans pouvoir et d'abord sans grande influence, il mit au point deux instruments de domination qui devaient terrifier les uns, fanatiser les autres :
_le mensonge, qu'il appelait la propagande
_l'exaltation de la race et du sang, qui était promesse de revanche et culture de la haine : effacer l'humiliation en déchirant les traités, et d'abord châtier à l'interieur les "complices" de l'ennemi qui avaient provoqué la défaite.

C'était d'abord les Juifs, coprs étranger, à jamais inassimilables, corrupteurs et dominateurs par la grâce de l'or, agents des puissances impérialistes ; et les communistes, traîtres à leur patrie et à leur race, serviteurs de l'internationale, dociles valets de Moscou.
Viendraient ensuite tout ceux qui, peu ou prou, croyait à la démocratie abhorrée, à la liberté de penser, à quelque liberté de penser que ce fût, hors l'idéologie sommaire de la race.
Chacun devait choisir entre manifester un anthousiasme frénétique ou subir le comble de la terreur. On pourrait dire, paraphrasant une phrase fameuse que (...) "tout l'honneur de l'Allemagne était entassé dans ses prisons" .

Abusé ou épouvanté, la première victime de Hitler fut ce peuple allemand qu'il prétendait régénérer par la haine. Ceux qui n'en furent pas écrasés, réduits au silence de la terreur, de la prison ou de la mort, en restent à jamais dégradés ."

# Enviado el viernes 24 de marzo de 2006 15:06

Modificado el viernes 24 de marzo de 2006 18:21

Hitler

Hitler
"J'ai fanatiser la masse pour en faire l'instrument de ma politique..."

Hitler

# Enviado el viernes 24 de marzo de 2006 17:00

la S.A (Section d'Assaut) et la jeunesse hitlérienne

la S.A (Section d'Assaut) et la jeunesse hitlérienne
"Appelé au pouvoir par le vieux maréchal Hindenburg, Hitler montra sans tarder ce qu'il appelait "tout un peuple" et ce qu'il entendait par "une idée". Tout un peuple asservi sous la plus féroce tyrannie, au nom d'une idée qui n'était qu'une imposture stupide et séduisante. (...)

La propagande avait bien rempli son office. Ce n'est plus d'une poignée d'hommes que disposait le Führer, mais de centaines de milliers, ivres d'orgueil, bourrés de haine, mentalement fanatisés par le mythe de la supériorité de la "Race des Seigneurs",et à qui tout était promis comme tout était permis.
Tout ce qui végétait, tout ce qui enviait, tout ce qui chômait sans espoir, tout ce qui ne mangeait pas à sa faim, tous les lâches aussi qui préféraient donner la mort que la subir, les malheureux mélangés à la lie, étaient invités à la grande curée.

Les jeunes se voyaient l'objet particulier de ses soins. Il les définissait ainsi : "Une jeunesse puissament active, dominatrice, brutale, voilà ce que je désire...Je veux voir dans leurs regards l'étincelle d'orgueil et d'indépendance que l'on voit dans le regard des fauves. Je ne veux pas d'entraînement intellectuel. La connaissance, c'est la ruine pour mes jeunes gens" (...)

On les empêchait de penser en les gorgeant de slogans. On leur désignait les "ennemis" à abattre et ils étaient nombreux. (...) Il s'agissait de transformer ces garçons égarés, en brutes orgueilleuses, ignorantes et féroces ; toute leur éducation consistait à faire remonter du fond d'eux-mêmes les pires instincts.
Et ce fabricant de fauves, content de son ouvrage, concluait : "Ils ne seront plus jamais libres, leur vie entière".



Le mépris de l'homme, de l'homme non-aryen, est donc à la base de tout.
Mais mépriser l'homme ne suffit pas, il faut le rendre méprisable, et donc le dégrader.
Mais ce n'est pas encore assez, il doit être haïssable, pour donner du coeur au bourreaux. Fanatisme chez les uns, dégradation chez les autres, tout le système des camps de concentration est fondé sur cette double assise."



propos de Louis MARTIN-CHAUFFIER
dans la préface de La Déportation

# Enviado el viernes 24 de marzo de 2006 19:33

Modificado el lunes 16 de julio de 2007 08:38